Publié dans Editorial

Il y a urgence !

Publié le dimanche, 04 juillet 2021

Le pays avance. La concrétisation du Velirano bouge. Les décideurs et dirigeants au sommet de l’Etat se démènent. Ils arpentent monts et vallées. Le déclenchement de gros chantiers grouille. Les gros-œuvres démarrent et s’élèvent du sol et révolutionnent le paysage. Le grand stade Barea de Mahamasina, ainsi que la Rocade d’Iarivo reliant Andranobevava au Boulevard de Tokyo (by-pass), changent radicalement le tableau de la Capitale et ses environs. La voie rapide partant du stade Maki Andohatapenaka vers Tsimahabeomby (Imerintsiatosika), dont les travaux de terrassement débutent déjà, va changer de bout en bout et améliorer la circulation de la partie Ouest de la Capitale. Le projet Miami de Toamasina, dont le chantier est déjà mis en œuvre, rehaussera davantage la renommée du Grand port de l’Est. Sans omettre les infrastructures de base, routes, écoles, hôpitaux, stades, toutes respectant les normes requises bref « manara-penitra ». Et la liste ne s’arrête pas là ! Le redressement du pays est en bonne voie ! Toutefois, beaucoup reste à faire. Et il y a urgence !
Le Chef de l’Etat Rajoelina, lors de son investiture le 19 janvier 2019 à Mahamasina, déclarait haut et fort que « tout est urgent » à Madagasikara. La misère, l’insécurité, la corruption et l’inflation pour ne citer que ce « trio infernal plus un » qui gangrène la vie des Malagasy nécessitent des actions urgentes et prioritaires.
Le dernier face-à-face entre les locataires de l’Hémicycle de Tsimbazaza et le Gouvernement nous dresse un tableau peu encourageant sur la situation générale du pays. Les députés en leur qualité de représentants du peuple assument leurs responsabilités en transmettant à l’Exécutif les cris de détresse de la population. Ils rappellent aux membres du Gouvernement les promesses présidentielles inscrites dans le Velirano qui, légitimement, concernent tous les 119 Districts du pays. Le Président l’avait bien annoncé à Mahamasina en 2019 « qu’aucun District ne sera plus oublié ou ignoré ». Ces élus déplorent encore le statu quo du moins pour certains Districts « tany lavitra Andriana ». Alors qu’il y a des urgences qui ne peuvent pas attendre.
Dans le Sud, la course contre la montre pour éradiquer les effets nuisibles du Kere tient toujours. Les mesures d’urgence s’imposent. Apparemment, le Président Rajoelina agit en solitaire. Les députés se désolent de l’inefficacité de certains gouverneurs à endiguer le fléau. Comme partout ailleurs, le numéro un des Régions traine les pieds soit par incompétence soit par tergiversation tout court. Et la Région en pâtit. Les observateurs s’interrogent pourquoi la Présidence ne procède-t-elle pas aux tests d’évaluation ? Ceux dont les tests sont concluants doivent enclencher la vitesse supérieure tandis que les non-concluants, qu’ils plient bagages. Le pays, en l’état actuel de la situation, ne peut pas se permettre d’endurer les inepties de certaines brebis galeuses. Et même au niveau du Gouvernement, quelques retouches ne sont pas de trop. Le second mi-mandat exige effectivement l’opérationnalité d’une équipe dynamique et efficace.
On admet légitimement l’énervement constaté dans les rangs des représentants du peuple car il y a, après tout, urgence. Sans pour autant cautionner des comportements inadmissibles de certains élus qui se livrent à des interventions provocantes. Abusant de leur de statut de parlementaires, ils se croient tout permis. 
Concentrons nos efforts ensemble car il y a urgence.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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